Témoignages de personnes souffrant de jeu pathologique

Anna, 40 ans – Gand

Certaines personnes peuvent jouer un peu, de temps en temps, sans avoir de problème. Ce n’est, hélas, pas mon cas. J’ai été accro dès la première fois, je crois. J’avais très peu de contacts avec ma famille et encore moins de contacts sociaux en général. En raison de mes propres soucis, mais aussi de la solitude, le jeu était pour moi quelque chose de très tentant et donc, forcément, de dangereux. À travers le jeu, je pouvais ‘oublier’ mes tracas et me sentir un peu moins seule. J’étais donc de plus en plus irrésistiblement attirée par les centres de paris. Il m’est arrivé de rester assise là pendant 14 heures d’affilée. Je pensais, à tort, que je pouvais gagner de l’argent en jouant et ainsi améliorer mon existence.

Loïc, 29ans – Brabant wallon

J'adore le sport, surtout le football ça c'est mon truc, d'ailleurs je joue moi-même au niveau provincial. J'ai commencé à parier à l’âge de 16-17 ans je pense, je faisais ça une fois par semaine, et ça a duré des années je sais même plus combien. Je misais que des petits montants principalement librairie, je payais en liquide comme ça je savais combien je dépensais exactement.

Benjamin, 34 ans - Sambreville.

J'ai toujours été un passionné de sport et de foot spécialement et lorsque j'ai découvert les paris en ligne, j'ai pu découvrir que ça me donnait un frisson, de l'adrénaline en supplémentaire et je dois dire qu’au début c'était très chouette, d'être très excité par cet aspect nouveau, ce kick que je recevais en pariant.

Kevin, 24 ans - Jette.

Les jeux m’ont toujours attiré. Enfant, j’allais souvent au lunapark, où je jouais aux machines à sous. Les lumières, et les pièces qui tombaient dans le bac tout cela était très excitant. À l’âge de 16 ans, j’ai découvert les paris pour la première fois. J’ai commencé par parier des petits montants, puis des plus gros. C’est vraiment devenu une obsession pour moi. Comme je n’étais pas très bon à l’école, le jeu est devenu une échappatoire. J’étais enfin bon à quelque chose : j’étais un gagnant. Ou du moins, c’est ce que je croyais.

Comment repérer un.e joueur.se en difficulté ?

La détection de ces signaux peut alerter les proches et leur permettre de réagir rapidement :

  • stress, anxiété, dépression, problèmes de sommeil
  • problèmes de santé : troubles gastro-intestinaux, alcoolisme, toxicomanie, idées suicidaires…
  • retards et absences à l’école ou au travail
  • baisse des prestations à l’école ou au travail
  • désintérêt pour les études ou les loisirs
  • problèmes de gestion d’argent
  • diminution des relations sociales et familiales
  • accès de vantardise en cas de gain
  • agressivité
  • isolement

Vous en avez marre de perdre ?

APPELEZ SOS JEUX : O800/35.777

Le numéro d’appel d’aide gratuit, (accessible 24h/24 et 7j/7), totalement anonyme, disponible pour les joueurs et leur entourage.

FAITES VOUS INTERDIRE DE JEU

Remplissez le formulaire disponible sur le site de la Commission des jeux de hasard